La face cachée de Yosemite

Après un interlude durant lequel aucun article n’a été publié autour de notre séjour aux Etats-Unis, on vous fait part d’un nouveau volet de cette aventure!

Le mot « aventure » convient tout à fait à cet article car Yosemite nous a vraiment fait vivre des moments anecdotiques ayant occasionné un stress ou une montée d’adrénaline sur le moment, mais qui ont finalement rendu ce voyage encore plus mémorable. Vous vous souvenez certainement de l’ours rencontré au détour d’un virage que nous avions évoqué dans l’article précédent. Et bien ça n’est pas tout! Notre décision de camper fut elle aussi agrémentée de quelques moments cocasses. Nous y reviendrons certainement plus tard…

Yosemite fut LE test du voyage. Entre la rando de 9h qui a failli avoir raison de moi, et la soirée où le poste de contrôle des Rangers a été à deux doigts d’accueillir un Français et une Belge…

Attends… Quoi?!

Ok, reprenons au début.

Le Français et moi avons réalisé ce road trip dans l’ouest américain en compagnie d’une tente et de nos sacs de couchage. L’objectif était donc que nous campions partout en dehors des grosses villes (San Francisco, Las Vegas, Los Angeles). Nous avions essayé de réserver nos emplacements un mois et demi avant notre départ via internet, mais malheureusement les trois campings de Yosemite affichaient complet. Sachant qu’un quatrième fonctionne selon le principe du First Come First Served, nous ne nous inquiétons pas spécialement. Erreur n°1. En arrivant à Curry Village, nous faisons le tour des différents campings, au cas où l’un ou l’autre aurait finalement un peu de place. Plus personne ne tient l’entrée, et nous nous apercevons que de nombreux emplacements sont inoccupés. Une note à l’entrée nous interdit cependant d’en prendre possession, nous informant que les propriétaires d’un soir y prendraient place plus tard. Nous nous y plions. Erreur n°2. Nous nous rendons au Camp 4, lui-même annoncé plein. Ô joie.

Et là, tu aurais fait quoi toi globe-trotter? En ce qui nous concerne, nous nous sommes résignés à passer la nuit dans notre voiture garée sur le parking, et ce même si cela est interdit. Heureusement, nous avions un SUV 7 places. Le Français atteignant pratiquement les 2 mètres, cela s’est avéré pratique même si quelque peu étroit. La première nuit s’est déroulée sans encombre mais la seconde…

Exténués suite à notre parcours de santé (aka « la randonnée de la mort »), nous avons pris possession des lieux un poil plus tôt que la veille. Erreur n°3. Après quelques instants, nous remarquons des Rangers inspectant les véhicules stationnés sur ce même parking grâce à la lampe torche accrochée à leur 4×4. Par-fait! Vous vous doutez bien que les vitres teintées n’ont pas suffi à les berner et que nous nous sommes très rapidement fait repérer. Bizarre, le Français m’avait pourtant dit de ne pas bouger-respirer-cligner-des-yeux et je l’avais écouté.

Ces fameux Rangers s’arrêtent donc à l’arrière de notre véhicule, vérifient l’immatriculation, puis viennent à notre rencontre en nous éblouissant grâce à leur lampe de poche. Il aurait pu s’agir d’un nain portant une salopette rose et un chapeau orné d’une marguerite que nous n’aurions rien remarqué tant les lampes étaient puissantes. Et donc là, s’en suivent le contrôle des passeports, les sermons du genre « You could get a fine for that, that’s forbidden. Do you understand?« , la bourde du Français qui lâche dans la conversation qu’il s’agit en fait de la deuxième nuit que nous faisons ça, … Tout va très bien. Finalement, après leur avoir expliqué calmement la situation, ils nous mettent simplement un avertissement. Après un appel de 7 secondes montre en main, ils nous obtiennent même un emplacement pour la nuit dans un camping annoncé Full… C’est à n’y rien comprendre! Malgré ce non-sens assez frustrant, nous sommes soulagés de nous en sortir de la sorte. Nous avons donc dormi sur notre emplacement… Mais dans la voiture! Bah oui, je vous y verrai bien vous, déballer votre tente afin de la monter pour la première fois alors qu’il fait nuit noire et que vous êtes crevés!

Après cette nuit agitée, nous reprenons notre route vers nos étapes de la journée: Tuolemne Grove et Tenaya Lake, toujours au coeur de Yosemite.

 

Nous passons également par Mono Lake (où nous ne nous sommes pas attardés car le temps était tout bonnement pourri à ce moment -dommage!) et Bodie. Le Français est complètement tombé sous le charme de cette ville fantôme dont l’histoire est pour le moins surprenante. Il est vrai qu’il est assez impressionnant de faire un bond dans le temps et de s’imprégner de la vie qui s’y déroulait de 1860 à 1930. Bien qu’il ne reste plus qu’une petite partie des bâtiments, et même si le côté touristique détériore l’authenticité des lieux, cela vaut le détour.

En rejoignant notre chambre au McGee Creek Lodge, nous nous sommes véritablement rendus compte de l’étendue de Yosemite National Park que nous longions par l’est. D’innombrables randonnées et découvertes étaient à portée de main, mais nous n’avions pas prévu de passer les deux semaines qu’il nous restait dans ce parc. C’est décidé, nous reviendrons pour en découvrir de nouvelles facettes…

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Une Belge Un Français:
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